JFR 2011 - 5102 - Tumeurs de la voie excrétrice supérieure (TVES) 1e partie

Mis à jour le 05/09/2012 par SFR
Anatomie pathologique des TVES
E COMPERAT
Objectifs
Messages à retenir
Connaître les risques encourus selon la lésion. Comprendre les difficultés d'un diagnostic.
Résumé
Les TVES représentent 5 à 10% des tumeurs de l'arbre urinaire (incidence 1-2/100000). Les tumeurs pyélocalicielles sont deux fois plus fréquentes que les tumeurs urétérales. Leur association avec des tumeurs de vessie synchrones ou métachrones est classique mais non systématique. Le tabac, les amines aromatiques et les hydrocarbures polycycliques (industrie), des toxines d'origine bactériennes (néphropathie des balcans) ou végétales (herbes chinoises) ainsi qu'une HNPCC (hereditary non polyposis colorectal carcinoma) sont les principaux facteurs de risque reconnus. La cancérogenèse emprunte les voies de FGFR3 (tumeurs superficielles) ou Tp53 (tumeurs infiltrantes). La classification histologique est globalement la même que dans la vessie. On décrit des lésions planes (carcinome in situ), des néoplasies de bas potentiel de malignité, des tumeurs non infiltrantes (pTa) de bas et de haut grade et des carcinomes infiltrants. Il s'agit essentiellement de carcinomes urothéliaux, des carcinomes épidermoïdes ou des adénocarcinomes pouvant être observés. L'accès endoscopique et l'exiguïté des prélèvements réalisables rendent la confirmation histologique parfois difficile. La place de la cytologie urinaire est limitée, en particulier dans les lésions de bas grade où sa sensibilité est médiocre. Le pronostic est grade, stade et localisation dépendante. En cas d'atteinte du muscle, le taux de survie est inférieur à 50%.