JFR 2010 - 4305 - Radiologie conventionnelle et bonnes pratiques, 3e partie

Mis à jour le 27/06/2011 par SFR
Quelle place pour la radiologie conventionnelle dans l'exploration ostéoarticulaire du rachis et du bassin ?
C CYTEVAL
Objectifs
Messages à retenir
L'examen de radiologie conventionnelle reste la première étape de l'exploration par imagerie de la pathologie du rachis et du bassin. La technique de réalisation et l'interprétation des résultats de ces examens dépend de la pertinence de la demande. Le radiologue doit connaître et argumenter les autres techniques d'imagerie indispensables à la prise en charge.
Résumé
La radiologie conventionnelle est toujours considérée comme l'examen d'imagerie indispensable à la stratégie diagnostique d'un certain nombre de conditions cliniques, notamment en pathologie dégénérative. L'évolution des techniques d'imagerie en coupes a modifié ces stratégies et fait reculer l'importance de la radiologie conventionnelle qui doit être complétée, souvent très rapidement, par une technique plus précise (TDM ou IRM). Se référer à la radiologie conventionnelle est potentiellement dangereux, car à tort rassurant, dans bon nombre de situations en particulier dans le cadre de l'oncologie. En effet seules les lyses vertébrales atteignant plus d'un tiers du corps vertébral avec atteinte des corticales seront décelées. Des données, détaillées indication par indication, ont fait l'objet de recommandations publiées par la HAS (janvier 2009). La radiologie conventionnelle reste, toutefois, le seul examen réalisable en position debout et qui donne une vraie approche de la statique et de la dynamique rachidienne et pelvienne. Le très récent système EOS permettant une acquisition corps entier, peu irradiante en position debout ou assise, associée à des reconstructions 3D surfaciques semble avoir un avenir prometteur.