JFR'2010 - 2106 - Neuro-ophtalmologie : mise au point pratique, 1e partie

Mis à jour le 23/08/2011 par SFR
Baisse de l'acuité visuelle : que faire ?
J SAVATOVSKY, F LAFITTE, O BERGES, F HÉRAN
Messages à retenir
Savoir analyser un trouble de la vision (atteinte encéphalique, du chiasma, du nerf optique). Savoir choisir le type d'imagerie et en connaitre le protocole en fonction de la localisation présumée de l'atteinte. Apprécier le degré d'urgence de l'exploration d'imagerie. Connaitre les aspects des principales pathologies en cause.
Résumé
Une fois éliminée une atteinte oculaire, l'attitude pratique devant une baisse de l'acuité visuelle (BAV) est souvent la réalisation d'une imagerie pour en chercher l'étiologie. En fonction de la présentation clinique, on distingue les lésions des voies visuelles postérieures rétrochiasmatiques (hémianopsie latérale homonyme), les atteintes visuelles antérieures par lésion une lésion du nerf optique (BAV) ou du chiasma (hémianopsie bitemporale). Un protocole d'imagerie adapté est indispensable : analyse encéphalique pour les lésions postérieures, coupes fines centrées coronales centrées pour les lésions antérieures. Les urgence sont représentées surtout par les HLH brutales, en sachant qu'une BAV ou une HLH progressive peuvent traduire l'existence d'une compression des voies optiques, avec un risque de cécité brutale, et nécessite une imagerie dans des délais très rapide. Les inflammations et les tumeurs sont les premières causes des atteintes visuelles antérieures. Les AVC et les tumeurs donnent des HLH.