JFR'2010 - 2106 - Neuro-ophtalmologie : mise au point pratique, 2e partie

Mis à jour le 23/08/2011 par SFR
Comment je gère en imagerie une diplopie
F HÉRAN, M WILLIAMS, F CHARBONNEAU
Messages à retenir
Savoir différentier cliniquement et de façon simple une atteinte du III, du IV, du VI. Connaitre l'anatomie des voies de l'oculomotricité pour réaliser un protocole adapté. Connaitre la présentation IRM des étiologies principales des lésions des voies de l'oculomotricité. Savoir apprécier les tableaux nécessitant une imagerie en urgence et quelle imagerie réaliser. Connaitre les lésions principales de l'orbite pouvant provoquer une diplopie et leur aspect en imagerie.
Résumé
Les diplopies ou vision double peuvent-être liées à une lésion encéphalique ou orbitaire. Le siège de la lésion et son étiologie vont déterminer la présentation clinique, en fonction de laquelle on va protocoler l'exploration, essentiellement une IRM. Les diplopies post traumatiques, les diplopies douloureuses nécessitent une imagerie rapide, voire en extrême urgence. Le tableau incitant à réaliser immédiatement une exploration est le III douloureux, qui traduit la fissuration anévrismale. Son exploration associe la recherche d'un anévrisme à celle d'une hémorragie méningée. Elle est faite par TDM ou IRM. Le syndrome de Claude Bernard Horner douloureux fait évoquer une dissection carotidienne. La diplopie post traumatique s'explore par TDM orbitaire, recherchant une incarcération graisseuse ou musculaire, nécessitant parfois une intervention de décompression en urgence. Les autres tableaux imposent généralement une étude IRM fine du tronc cérébral, des citernes de la base, des sinus caverneux et des orbites.