JFR'2010 - 5106 - Difficultés diagnostiques en pathologies inflammatoires, 1e partie

Mis à jour le 04/10/2011 par SFR
Est-ce que cela pourrait être une SEP ?
F BONNEVILLE
Messages à retenir
Le protocole d'exploration cérébrale d'une suspicion de SEP comporte des coupes sagittales et axiales FLAIR, axiales T2, axiales T1 avant et après injection de gadolinium. Les lésions de SEP se présentent sous la forme d'hypersignaux T2 et FLAIR de la substance blanche (juxtaventriculaire, juxta corticale, du corps calleux, de la substance blanche profond) de forme ovalaire, de direction radiaire, mesurant plus de 3 mm, et pouvant prendre le contraste après injection de gadolinium. Le radiologue devra s'attacher à rechercher les critères IRM de dissémination temporelle et spatiale selon la classification révisée de Mc Donald. Quand les critères ne sont pas remplis, on complètera l'IRM cérébrale par une IRM médullaire. Le diagnostic de SEP ne pourra être porté uniquement sur l'IRM mais devra être conforté par les données cliniques et surtout biologiques (ponction lombaire).
Résumé
En cas de suspicion de SEP, le protocole IRM d'exploration devra être standardisé (coupes sagittales et axiales FLAIR, axiales T2, axiales T1 avant et après injection de gadolinium) afin d'optimiser la détection et l'analyse séméiologique des lésions de la substance blanche. Après avoir reconnu les lésions comme étant possiblement démyélinisantes inflammatoires (hypersignaux T2 et FLAIR de la substance blanche, de forme ovalaire, de direction radiaire, mesurant plus de 3 mm, et pouvant prendre le contraste après injection de gadolinium), le radiologue devra s'attacher à vérifier si celles-ci répondent aux critères diagnostiques révisés de Mc Donald. Si cela n'est pas le cas, l'examen pourra être complété par une IRM médullaire ou répété à distance. Le diagnostic de SEP ne pourra néanmoins être porté uniquement sur l'IRM, mais nécessitera d'être confronté à la clinique et la biologie.