JFR'2010 - 5106 - Difficultés diagnostiques en pathologies inflammatoires, 2e partie

Mis à jour le 13/09/2011 par SFR
Si ce n'est pas une SEP, qu'est-ce que cela pourrait être ?
S KREMER
Messages à retenir
Il existe d'autres pathologies induisant des lésions démyélinisantes inflammatoires pouvant mimer une SEP : les pathologies infectieuses (neuroborréliose) ou post-infectieuses (encéphalomélite aigue disséminée : ADEM), les maladies systémiques, la neuromyélite optique de Devic. Le mécanisme physiopathologique des lésions observées est souvent complexe associant des lésions démyélinisantes inflammatoires à des lésions ischémiques secondaires à une atteinte vasculaire (vascularites). Ce qui permet de distinguer une ADEM d'une SEP en IRM, sont l'atteinte plus fréquente des noyaux gris centraux, la prise de contraste concomitante de l'ensemble des lésions, et l'absence d'atteinte du corps calleux. La neuromyélite optique se caractérise par des lésions médullaires extensives et une atteinte des nerfs optiques. L'atteinte cérébrale est possible et n'exclut pas le diagnostic.
Résumé
De nombreuses pathologies peuvent présenter des lésions démyélinisantes inflammatoires de la substance blanche pouvant mimer une SEP. Parmi celles-ci on note certaines pathologies infectieuses (neuroborréliose) ou post-infectieuse (ADEM), la neuromyélite optique de DEVIC et certaines maladies de système. La physiopathologie des lésions observées est complexe et associe une démyélinisation inflammatoire de la substance blanche à des lésions ischémiques (vascularites). La séméiologie radiologique permet souvent de distinguer ces pathologies de la SEP mais n'est que peu spécifique. Ce sont les données cliniques et biologiques qui permettront d'asseoir le diagnostic.