JFR'2010 - 5106 - Difficultés diagnostiques en pathologies inflammatoires, 3e partie

Mis à jour le 13/09/2011 par SFR
De quels moyens dispose le clinicien pour faire avancer le diagnostic ?
J DE SÈZE
Messages à retenir
Le diagnostic de SEP et les diagnostics différentiels sont le fruit d'une confrontation clinico-radiologico-biologique. L'analyse du LCR pourra orienter le clinicien vers une autre pathologie qu'une SEP (présence d'une méningite lymphocytaire importante (supérieure à 50 éléments) en faveur d'une maladie de Lyme ou d'une vascularite, absence de profil oligoclonal... Des critères associant atypie IRM (atteintes des noyaux gris ou du cortex), cliniques (trouble de la vigilance, crise convulsive, céphalées) et à la ponction lombaire (absence de profil oligoclonal) permettent de prédire de différencier de façon assez fiable SEP et ADEM. La diagnostic de neuromyélite optique de Devic est très dépendant des données IRM (myélite extensive, IRM cérébrale normale ou atypique pour une SEP) mais peut également s'appuyer sur un sérodiagnostic (anticorps anti-NMO) qui est très spécifique de la maladie mais peu sensible (positivité dans 30 à 70 % des cas selon les études).
Résumé
Dans la pathologie inflammatoire le diagnostic de SEP est de loin le plus fréquemment rencontré. Cependant, un certain nombre de pathologies peuvent y ressembler. Les plus fréquentes sont les encéphalomyélites aigues disséminées (ADEM) survenant souvent dans un contexte post-infectieux ou post-vaccinal, les vascularites souvent associées à une maladie systémique mais parfois primitive et la neuromyélite optique de Devic. Les lésions observées peuvent être à la fois inflammatoires et ischémiques (vascularites). Le diagnostic définitif n'est pas toujours aisé et il faut souvent avoir recours à une corrélation entre les données cliniques, biologiques (LCR) et radiologiques.