JFR 2011 - 3106 - Gliomes : après le diagnostic … 1e partie

Mis à jour le 13/09/2012 par SFR
Aspects post-opératoires des gliomes
S BRACARD, S FOSCOLO, E SCHMITT, M TISSERAND
Objectifs
Messages à retenir
L'interprétation de l'imagerie post-opératoire doit toujours être réalisée à la lumière de l'imagerie initiale. Il est plus simple d'interpréter l'imagerie dans les 72 heures suivant l'intervention. L'imagerie morphologique reste la base, les méthodes avancées-perfusion, spectroscopie-peuvent être utiles en complément.
Résumé
L'identification d'un résidu post-opératoire est fondamentale pour les traitements adjuvants et le suivi des tumeurs gliales de bas et haut grades. La sémiologie de ces tumeurs, en particulier en IRM, est maintenant bien établie, avec l'utilisation de plus en plus fréquente des techniques avancées, perfusion et spectroscopie. Les conséquences habituelles du geste chirurgical sont à connaître car elles sont sources d'erreur et de difficultés dans l'appréciation des résidus. La chirurgie réalisée (essentiellement de réduction du volume tumoral), l'analyse du résidu sera nécessairement perturbée par les remaniements parenchymateux, notamment hémorragiques, l'apparition de nouvelles prises de contraste en rapport avec la rupture de BHE, la présence de matériel hémostatique et parfois par la survenue de complications. Le délai de réalisation des examens est important. Au-delà de 72 heures, il est souvent difficile de faire la part des choses et ce pendant plusieurs mois. C'est la raison pour laquelle la connaissance des signes sémiologiques post-opératoires, toujours à pondérer en fonction du délai du contrôle et maintenant complétés par les techniques avancées, est indispensable au suivi de ces patients.