JFR 2011 - 4106 - Les bons réflexes en IRM neurologique 1e partie

Mis à jour le 12/10/2012 par SFR
Application à la pathologie vasculaire
O NAGGARA, P JISSENDI-TCHOFO, C RODRIGUEZ, M EDJLALI-GOUJON, D TRYSTRAM, X LECLERC, C OPPENHEIM, JP PRUVO, JF MÉDER
Objectifs
Messages à retenir
Devant un déficit brutal, l'IRM cérébrale, plus sensible et specifique, doit être préférée au scanner chaque fois que possible. Les protocoles d'IRM pour l'AVC doivent être rapides. En cas de lésion ischémique, le bilan étiologique doit être rapide, quelle que soit la durée du déficit. Devant un hématome, les séquence T2* et de susceptibilité magnétique, l'ARM dynamique et les séquence 3D post-injection permettent une recherche étiologique. L'analyse des sinus veineux doit être systématique.
Résumé
Le guide des bonnes pratiques recommande l'IRM comme examen de première intention pour toute suspicion d'AVC, même si le déficit est transitoire. Nous rappellerons la sémiologie IRM des infarctus, des thromboses veineuses et des hématomes. Nous insisterons sur le fait que l'IRM : 1/ est réalisable en moins de 10 minutes ; 2/ distingue sans ambiguïté les hématomes des infarctus ; 3/ participe au bilan étiologique. En cas de déficit transitoire < 24 heures, la séquence de diffusion permet d'affirmer l'origine vasculaire du déficit chez près de la moitié des patients et à une valeur pronstique. En cas d'hématome lobaire, les nouvelles séquences de susceptibilté magnétique, ARM dynamique permettront de rechercher des argument pour une angiopathie amyloïde, une cavernomatose ou un shunt vasculaire.