JFR 2011 - 5146 - Infections du système nerveux central 2e partie

Mis à jour le 13/12/2012 par SFR
Infections cérébrales et spinales : techniques d'exploration et infections non-virales
JL SARRAZIN, F BONNEVILLE
Objectifs
Connaître les voies de l'infection cérébrale. Connaître les bases techniques de l'exploration en imagerie d'une suspicion d'abcès cérébral. Connaître la séméiologie en imagerie des abcès à pyogènes. Savoir reconnaître les principales infections non virales en dehors des abcès à pyogènes.
Messages à retenir
Les abcès à pyogènes apparaissent hyperintenses en imagerie de diffusion avec restriction de l'ADC mais cet aspect évolue avec le temps et le traitement avec une augmentation progressive de l'ADC. Une des complications graves des abcès à pyogènes est la ventriculite. Les abcès toxoplasmiques, atteignant les patients sidéens, sont le plus souvent hypointenses en imagerie de diffusion. La spectroscopie peut donner apporter des orientations étiologiques des abcès cérébraux. Le diagnostic de neurocisticercose se pose sur la clinique (épilepsie fréquente en particulier), le siège des lésions (typiquement à la jonction substance blanche-substance grise) et leur aspect (kystique ou calcifié).
Résumé
Les abcès à pyogènes siègent en frontal ou temporal (extension intra crânienne d'infection ORL) ou à la jonction SB-SG (dissémination hématogène, territoire de l'ACM surtout). Il faut réaliser des séquences pT1 (coque modérément hyperintense), T2 (coque hypo-intense), avec injection (rehaussement uniquement de la coque) de diffusion (hyperintense, diminution de l'ADC) et de spectroscopie (disparition des pics normaux, pic d'aminoacides). Ces aspects dépendent du traitement. La tuberculose (dissémination hématogène ou méningée, petites lésions « en grappes », diffusion variable), la toxoplasmose (sidéen, siège profond, diffusion variable), la neurocisticercose (régions d'endémie, lésions kystiques puis calcifiées) et d'autres infections plus rares sont exposées.