JFR 2013 – 1306 - Neuroradiologie diagnostique et interventionnelle - Les traumatismes crânio-encéphaliques pas à pas 1e partie

Mis à jour le 28/01/2015 par SFR

Imagerie des traumatismes crânio-encéphaliques

Orateur : Paul PARIZEL 

Objectifs

Messages à retenir
La TDM est la meilleure méthode d’imagerie pour explorer les traumatismes crânio-encéphaliques aigus.
La description initiale des lésions doit être exhaustive.
L’analyse des coupes s’effectue de dehors en dedans du scalp jusqu’à l’encéphale.
L’HTIC est la principale complication aiguë des lésions crânio-encéphaliques traumatiques, c’est une urgence thérapeutique absolue.
L’IRM et les techniques avancées offrent des éléments pronostiques à plus long terme.

Résumé
Les traumatismes crânio-encéphaliques demeurent la première cause de mortalité et de handicap de l’adulte jeune. En urgence, seule l’exploration par tomodensitométrie permet de décrire les lésions primitives. La description initiale des lésions doit être la plus exhaustive possible pour des raisons médicales et médico-légales. La topographie des lésions permet de comprendre les mécanismes lésionnels. L’analyse des coupes s’effectue de dehors en dedans. Il convient de décrire les lésions du scalp, du crâne, les hématomes péri-cérébraux extra et sous-duraux, le comblement des espaces sous-arachnoïdiens par une hémorragie et un engagement, le parenchyme encéphalique (contusions oedémato-hémorragiques, lésions axonales diffuses,…), le déplacement des structures médianes, le système ventriculaire. Cela permet de décrire les lésions primitives et leurs complications et tout particulièrement des signes d’hypertension intra-crânienne qui impose un traitement en urgence. Les complications ischémiques sont courantes, lors d’un engagement parenchymateux prolongé qui comprime les artères cérébrales postérieure ou antérieure. La gravité d’un traumatisme crânien est due l’importance des lésions du diencéphale et du tronc cérébral. Ces lésions peuvent être primitives lors des traumatiques à haute cinétique ou secondaires à l’engagement transtentoriel du à l’hypertension intracrânienne. En cas de troubles persistants de la conscience, l’IRM et les techniques avancées offrent des éléments pronostiques.