JFR 2010 - 3108 - Le poignet traumatique, 2e partie

Mis à jour le 27/06/2011 par SFR
Les fractures des os du carpe en dehors du scaphoïde
A MIQUEL, C PRADEL, P BIENVENOT, N JOMAAH
Messages à retenir
Les radiographies de face et de profil sont le plus souvent suffisantes pour reconnaître ces fractures. Le scanner est de plus en plus souvent nécessaire lorsqu'un traitement chirurgical est envisagé. La fracture du trapèze est la deuxième fracture en fréquence après celle du scaphoïde. On la reconnaît sur le cliché de profil. La fréquence des fractures de l'hamatum est en augmentation car elles sont liées à la pratique sportive. Les autres fractures (trapèze et trapézoïde, capitatum, pisiforme, lunatum) sont beaucoup plus rares.
Résumé
Les fractures du triquetrum représentent 20 à 30 % des fractures des os du carpe. Il peut s'agir d'un simple arrachement ligamentaire du tubercule dorsal (bien visible de profil) ou de fractures du corps, plus complexes, mieux analysées en scanner. Les fractures de l'hamatum (2 à 4 %) concernent l'hamulus chez le joueur de golf ou de tennis, et sont reconnues devant une asymétrie, une solution de continuité, ou une anomalie de densité de l'image annulaire correspondant à l'hamulus sur le cliché de face. Les fractures du corps surviennent pour des traumatismes plus sévères et s'accompagnent volontiers de luxations carpo-métacarpiennes des 4° et 5° rayons. Les fractures du trapèze (4 à 7 %) sont parcellaires dans le cadre d'un arrachement ligamentaire, ou corporéales. Elles s'explorent par une incidence de Kapandji de face et de profil. Le diagnostic des fractures du pisiforme (1 %) nécessite la réalisation d'une incidence de trois-quart en supination. Les fractures du capitatum sont exceptionnelles et accompagnent le plus souvent une luxation trans-scapho-péri- lunaire. La fracture du trapézoïde (la plus rare de toutes) accompagne le plus souvent une fracture de la base du deuxième métacarpien.