JFR'2010 - 5147 - Hanche du sujet âgé, 2e partie

Mis à jour le 16/08/2011 par SFR
La hanche dégénérative
D GODEFROY
Objectifs
Savoir évoquer une coxarthrose prenant un aspect radiologique typique ou atypique. Savoir demander un contrôle radioloqique en cas de suspicion d'une coxopathie rapidement destructrice. Connaître les avantages et les limites des infiltrations thérapeutiques intra-articulaires.
Messages à retenir
Le diagnostic de coxarthrose est le plus souvent facile sur le contexte clinique et les clichés simples. L'IRM présente actuellement un intérêt diagnostique certain dans les formes débutantes ou dans les poussées congestives d'une coxarthrose connue. La surveillance radiologique d'une coxarthrose doit se faire sur des clichés simples réalisés avec des conditions techniques identiques. La suspicion d'une coxarthrose rapidement destructrice doit pousser à effectuer un cliché de contrôle après un délai de quelques mois.
Résumé
Le diagnostic de coxarthrose est habituellement facile par l'examen clinique et les clichés simples qui montrent les quatre signes classiques : pincement de l'interligne en zone portante, ostéophytose, ostéosclérose, géodes osseuses. Certaines formes sont trompeuses lorsque le pincement articulaire est exclusivement postérieur ou lorsque le signe principal est une volumineuse géode osseuse. Les formes rapidement destructrices entraînent un pincement articulaire et une destruction osseuse en quelques mois. L'IRM est utile devant une forme débutante à radiographie normale ou lorsqu'une coxarthrose connue et calme devient douloureuse à l'occasion d'une poussée congestive. La surveillance se fait essentiellement en mesurant l'interligne sur des clichés simples réalisés avec des conditions techniques comparables.