JFR 2012 - 4308 - Imagerie de l'épaule du sportif 2e partie

Mis à jour le 19/09/2013 par SFR
Imagerie de la coiffe des rotateurs en pathologie sportive
Orateur : Yann Thouvenin
Auteurs : Y THOUVENIN, A LARBI, MP BARON-SARRABERE, C CYTEVAL
Objectifs
Messages à retenir
L’exploration de la pathologie de la coiffe des rotateurs chez le sportif nécessite toujours un bilan radiographique de bonne qualité.
L'échographie permet le démembrement de la plupart des lésions de la coiffe.
L’IRM permet également le bilan exhaustif des lésions de la coiffe des rotateurs mais doit être prescrite qu’en seconde intention, à l'issue d'une échographie bien réalisée et non contributive.
L'arthro-scanner reste l'examen le plus prescrit avant la prise en charge chirurgicale.
Il est important de connaître la classification des lésions de la coiffe des rotateurs et leur implication thérapeutique chez un patient sportif.
Résumé
La coiffe des rotateurs est le premier stabilisateur dynamique de l’épaule. Elle est soumise à des contraintes importantes lors de la pratique du sport, en particulier ceux qui nécessitent un effort de l’épaule au-dessus du plan horizontal. L’atteinte des tendons de la coiffe peut aller de la tendinopathie simple à la rupture complète, en passant par la fissuration partielle et la perforation. Habituellement, le tendon du supra-épineux est le premier lésé, la lésion pouvant s’étendre vers le tendon de l’infra-épineux en arrière et le tendon du subscapulaire en avant, avec des conséquences directes sur le tendon de la longue portion du biceps et l’intervalle des rotateurs. Si les ruptures sont exceptionnelles chez le jeune, la fréquence des douleurs d’origine tendineuse augmente avec le niveau de la pratique sportive. La rupture complète peut s’observer d’emblée après un traumatisme, mais généralement elle complique brutalement une longue histoire d’épaule douloureuse chez un patient de plus de 50 ans présentant des lésions partielles. Si la réalisation de radiographies standard reste indispensable, le diagnostic précis et pertinent sera apporté par des techniques de visualisation directe de la coiffe, en premier lieu l’échographie mais parfois aussi à visée pré-thérapeutique par l’IRM, l’arthroscanner ou l’arthro-IRM.