JFR 2013 - 3308 - Ostéo-articulaire diagnostique et interventionnel - Quels sont les pièges de la coiffe des rotateurs, comment les éviter ? 2e partie

Mis à jour le 13/11/2014 par SFR

Les astuces permettant de déjouer les pièges de l'échographie de la coiffe des rotateurs

Orateur : Jean-Louis Brasseur 

Messages à retenir
L'examen est toujours comparatif.
Les signes indirects sont importants en particulier dans les lésions récentes.
Il faut tenir compte de la durée de la symptomatologie et du mode de déclenchement.
L'acromion dont la morphologie est très variable doit être contourné.
Les épreuves dynamiques sont indispensables et déjouent de nombreux pièges.

Résumé
Un examen comparatif permet d'éliminer de nombreux pièges résultant de variantes morphologiques ou de lésions asymptomatiques. Les principaux signes indirects de rupture en cas de lésion récente sont : le double épanchement intra et péri-articulaire, le signe du croisement et la visualisation anormale de la surface cartilagineuse de la tête. La topographie des épanchements intra ou péri-articulaires est importante pour localiser les lésions partielles ou orienter vers une atteinte bicipitale ou scapulohumérale. Une lésion récente est souvent hypertrophique et ce n'est que dans les lésions chroniques que les méplats apparaissent. Les bursites chroniques sont souvent hyperéchogènes. L'étude en rotation externe est parfois indispensable pour visualiser la portion antérieure du supraépineux et les ruptures antérieures. Une adduction est également utile pour visualiser les ruptures situées à distance de l'insertion. Les épreuves dynamiques de rotation et d'abduction et d'adduction forcée démasquent les petites ruptures en mobilisant les épanchements. Les clivages postérieurs sont mieux visibles en adduction forcée. Les épreuves de rotation interne dépistent les conflits antérieurs et la rotation du bras en abduction et antépulsion dépiste les conflits antérosupérieurs.