JFR 2012 - 3319 - Traumatismes fermés du foie et du pancréas 1e partie

Mis à jour le 05/02/2013 par SFR
Traumatismes fermés du foie et du pancréas
Monnin Valérie
Objectifs
Messages à retenir
L'indication d'embolisation dans les traumatismes hépatiques ou pancréatiques peut être retenue en cas de saignement artériel identifié en scanner, chez un patient hémodynamiquement stable ou en choc hémorragique compensé par les manœuvres réanimatoires.
En cas de traumatisme hépatique avec syndrome hémorragique non contrôlé, le patient doit bénéficier d'une prise en charge chirurgicale en première intention avec éventuelle embolisation au décours si l'hémostase artérielle n'a pu être complète en pré-opératoire.
La prise en charge des traumatismes hépatiques est multi-disciplinaire et repose sur une collaboration radio-chirurgicale.
L'embolisation artérielle des traumatismes hépatiques ou pancréatiques doit être sélective, ciblée sur le(s) pédicule(s) hémorragique(s).
Résumé
Le foie est le deuxième organe le plus fréquemment touché après la rate lors des traumatismes abdominaux. La prise en charge des traumatismes hépatiques est de plus en plus conservatrice. La stratégie thérapeutique est guidée par l'état hémodynamique du patient et les données du scanner. L'embolisation artérielle pourra être proposée en première intention en présence d'un saignement actif identifié sur le bilan tomodensitométrique initial, uniquement chez un patient hémodynamiquement stable ou en choc hémorragique compensé et ce quel que soit le grade lésionnel. Elle peut également être indiquée en seconde intention après chirurgie initiale pratiquée chez un patient en choc hémorragique réfractaire lorsqu'il persiste un saignement artériel dont l'hémostase n'a pas été possible en pré-opératoire. L'embolisation est dans tout les cas sélective et ciblée. La gestion de ces patients repose sur un partenariat radio-chirurgical au sein duquel le radiologue joue un rôle à la fois diagnostique, thérapeutique mais également décisionnel. L'atteinte pancréatique est moins fréquente, rarement isolée, souvent dans un contexte de traumatisme violent. Le radiologue interventionnel pourra être amené à prendre en charge ce type de traumatisme à la phase aiguë en cas d'hémorragie active ou pour la prise en charge des complications secondaires à la pancréatite.