JFR 2011 - 2115 - Echographie de contraste dans l'exploration du foie, du rein et des vaisseaux 1e partie

Mis à jour le 12/04/2012 par SFR
Echographie de contraste hépatique : technique, résultats et recommandations actuelles
O LUCIDARME, C BERTIN, I HUYNH-CHARLIER
Objectifs
Messages à retenir
Une lésion qui n'est pas hypoéchogène au temps tardif n'est presque jamais une métastase. Le CHC dans sa forme typique est hypervacularisé au temps artériel et hypoéchogène à sa phase tardive mais de nombreuses exceptions sont possibles. Une lésion hypoéchogène à la phase tardive n'est par contre pas nécessairement maligne (kystes passés inaperçus sans injection, abcès, nodules nécrotiques voire de certaines formes d'HNF, d'adénome ou même d'angiomes capillaires). Il est nécessaire pour poser le diagnostic de métastase de tenir compte de la phase artérielle.
Résumé
L'échographie de contraste possède un avantage déterminant sur les autres techniques d'imagerie. Elle permet de visualiser l'arrivée du contraste au sein d'une lésion en temps réel durant la phase artérielle ce qui apporte de nombreuses informations sur le degré et le profil de vascularisation. La description de la prise de contraste des tumeurs hépatiques s'est donc considérablement enrichie. La phase tardive apporte quant à elle des informations originales sur l'élimination du produit de contraste des lésions. Pour des raisons encore partiellement inexpliquées les microbulles ont tendance à rester de longues minutes dans le parenchyme hépatique et dans les tumeurs hépatocytaires bénignes. Au contraire la plupart des métastases éliminent rapidement les microbulles car elles ne s'extravasent pas dans l'interstitium tumoral. Ainsi une lésion isoéchogène au parenchyme adjacent à la phase tardive n'est presque jamais une métastase (quelques rares exceptions concernant des métastases très hypervascularisées seront décrites). La prise de contraste des CHC est variable, dépendante de son degré de différenciation.